Byousoku 5cm, l’article totalement objectif.

C’est en cette belle journée d’été (bien que trop chaude, et commencez pas avec les sous-entendus graveleux, s’il vous plait) que me revient en mémoire la possession d’une chose totalement improbable : un blog. Si, je vous jure. Bon, en fait je vous dis ça, mais je m’en suis souvenu pas mal d’autres fois, à chaque fois que je finis un anime ou un VN, par exemple, mais la maladie chronique la plus terrible à l’heure actuelle, la flemmingite aiguë, me frappe à chaque fois. Aujourd’hui donc, je parcours mes dossiers d’animes DVD, et je tombe sur une œuvre totalement géniale :”Byousoku 5cm”, ou 5cm par seconde dans notre langue. Et là je me dis “Hey, mais ça ferait un zuper article ça !”… Ouais, sauf qu’une rechute de ma maladie me frappa une fois de plus. Trainant sur IRC, je vois ElKaizer, un fieffé cancer, pas comprendre en quoi Byousoku 5cm est un chef d’œuvre. Et là c’est le drame, je suis touché, et je me lance.

Et donc, pourquoi “Byousoku 5cm” est-il un chef d’œuvre ? (Ça spoile le déroulement du film, si vous avez pas vu… Comme vous voulez, je m’en fous)

C’est simple, en un format relativement court, Shinkai arrive à te faire passer des émotions fortes.
Fortes pourquoi ?… L’œuvre est découpée en 3 parties distinctes : L’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. La première montre à la fois la naïveté des sentiments que peut éprouver un enfant, comme lors des flashbacks lors de l’école primaire, c’est très rose bonbon comme manière de penser et ça retranscrit bien la réalité.

On y observe donc l’enfance, l’adolescence et la majorité de Takaki et Akari, son amie d’enfance, néanmoins, cette dernière n’est réellement présente que dans la 1ère partie du film. L’enfant est sans cesse confronter à un problème récurrent durant tout le film : la distance. Que ce soit lors du voyage en train ou même lors de la promenade avec son amie, il y a toujours une distance entre les deux, sublimée à l’écran par un style graphique absolument magique, en effet, Shinkai l’avait déjà montré dans ses précédents courts-métrages, mais ses œuvres sont dignes de tableaux des plus grands maîtres, des couleurs pastels éclatantes, des paysages magnifiques et saisissants et ayant une signification dans le film, c’est juste TEH référence. Certains pourront lui reprocher d’avoir un chara-design peut être trop simple, mais c’est néanmoins un bon point pour moi, les personnages ne sont pas extravagants et Shinkai tente de les placer au plus proche de nous.
Lorsque vient enfin la scène de baiser, une nouvelle fois, ils sont séparés, les sentiments et émotions exprimés par les deux sont encore là très simples et enfantins.

Fin de la 1ème partie.

La deuxième partie met l’accent sur la distance une fois de plus, mais différente, sans échange entre les deux partis, comme lorsque n écrit des mails pour lui même, et le remarque lui même. On y voit une fille qui s’attache à lui et tente de lui avouer ses sentiments, situation typique de l’adolescence cette fois-ci.
On y voit ensuite Takaki, toujours intimement lié à l’amour de sa vie, ignorer littéralement cette fille, encore une fois, l’entêtement est un comportement type de l’adolescent. La persévérance de la fille est imagée de plusieurs manières, comme avec le surf, par exemple.
Elle finit néanmoins par comprendre que c’était en quelque sorte peine perdue lors du décollage de la fusée. J’y vois ici une énorme référence à Hoshi no Koe. L’un des deux amants (la fille) reste sur Terre tandis que l’autre (son amour) s’éloigne d’elle à une DISTANCE impossible à rattraper.

Fin de la 2ème partie.

On y retrouve Takaki ici devenu adulte. Ce passage à l’age adulte se ponctue par plusieurs changements, comme le fait qu’il ai délaissé sa relation avec son premier amour et a ainsi déjà eu une relation plus ou moins sérieuse avec une autre femme. L’adolescent étant devenu adulte, il voit le monde d’une autre manière, et réalise cette fois-ci bel et bien la stupidité de continuer à croire à une relation à sens unique.On y voit des exemples des tourments de la vie, comme son travail, la lassitude du quotidien, les tracas de la vie amoureuse…
Il s’est par ailleurs produit la même chose chez Akari du début, elle est mariée, heureuse, et ne pense plus à son enfance de la même manière = Adulte.
Un des passages crucial du film est évidemment lorsque les deux se croisent et que, alors qu’on les pensait réunit cette fois-ci, le destin abat son épée, personnifiée par le tramway passant entre les deux.
Une nouvelle fois, une nouvelle notion de DISTANCE s’installe entre les deux, néanmoins, Takaki n’est plus aussi naïf, et comprend bien que, que Akari fut là ou pas, cela ne changerait rien, et que la roue a déjà tourné.
Tout cela illustré par un final magistral et émouvant grâce à une superbe insert-song, retraçant quelque chose qui nous est familier. Ce quelque chose, c’est quoi ? C’est le thème du film :

LA VIE.

Fin de la 3ème partie.

Vous vous dites “ouais, super, mais c’est un résumé, ça”, oui, ce film est censé vous évoquer quelque chose, car Byousoku 5cm, c’est le miroir de la vie, dans lequel vous devez vous voir inéluctablement lors du visionnage du film.

Le côté résumé de cet article tounaze est assumé, je me devais de retracer le film pour pouvoir en parler, étant donné que c’est un ensemble. Et puis dans tous les cas, j’ai raison. Tout ça pour dire que “Byousoku 5cm”, ça poutre et ça surbute, on attend avec impatience sa prochaine œuvre, le site étant déjà actif avec un visuel. Si vous voulez voir plus de Shinkai, allez voir “Hoshi no Koe”, La Tour au-delà des nuages (Toi, là-bas, arrête de sourire) et ses courts-métrages que sont “Egao”, “She and Her Cat” et “Other Worlds”, et bien sûr, achetez le DVD (Pour pouvoir mater la version BluRay par la suite :3).

4 réponses à “Byousoku 5cm, l’article totalement objectif.”

  1. Ion_Negatif dit :

    Un garçon avec une fille, et une fusée qui décolle…

    Si ça c’est pas un sous entendu graveleux !

  2. Tinky dit :

    ElKaizer c’est un arouiste de toute façon. :(

  3. Maniak dit :

    Takaki est juif

  4. Au pays du Teletubbies otaku » La tour au-delà des nuages dit :

    [...] long et en travers Makoto Shinkai, un réalisateur qui m’avait époustouflé à travers son 5cm par seconde. C’est donc en tout logique – ou pas – que j’ai décidé de commencer par [...]

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